Se former en alternance, c’est être conscient des engagements et des contraintes nouvelles !

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Les dispositifs de formation en alternance sont une combinaison entre l’apprentissage théorique dans un établissement de formation et des séances de pratique en entreprise. Cette option offre la possibilité de se former tout en s’imprégnant de la vie professionnelle. L’alternance peut se faire suivant deux types de contrats : l’apprentissage et la professionnalisation. En vertu de la loi Avenir professionnel, des changements sont intervenus dans le système : dérégulation du marché de l’apprentissage, dispositifs de financement des formations, conditions de recrutement… Dans tous les cas, l’apprentissage par alternance s’assortit de certaines contraintes. 

Formation en alternance : fonctionnement

Un étudiant peut suivre une formation par alternance suivant un rythme variable, en fonction de l’établissement choisi et le niveau d’étude concerné. L’école fixe les conditions et peut par exemple imposer deux jours de formation théorique et trois jours en entreprise, ou une alternance par demi-journée ou par semaine. Grâce à ce dispositif, l’étudiant acquiert les qualifications rapidement, tout en bénéficiant d’une solide expérience professionnelle, ce qui représente un véritable atout dans le cadre du recrutement. L’autre avantage de la formation alternance réside dans la prise en charge des frais de scolarité. En effet, ces derniers peuvent être financés par un organisme. En fonction du type de contrat, l’étudiant peut en même temps bénéficier d’une rémunération versée par l’entreprise. Les deux catégories de contrat (professionnalisation et apprentissage) donnent accès à des droits différents, même si l’entreprise recrute l’étudiant par la suite. Parmi les formations pouvant s’effectuer en alternance figurent le Certificat d’Aptitude Professionnelle, le Brevet de Technicien Supérieur, la licence professionnelle ou encore le CAP. Les formations se prêtent à tout type de certification et diplôme, du DUT au Master. Même les plus grandes écoles de commerce ont peu à peu adhéré à ce système de formation. L’idée reçue selon laquelle l’alternance est essentiellement réservée au cursus court n’a donc plus lieu d’être. Pour en savoir plus, rendez-vous sur openclassrooms.com.

Conditions assorties à chaque type de contrat de formation

La formation en alternance peut s’effectuer dans le cadre d’un contrat de professionnalisation pour les étudiants âgés entre 16 et 25 ans et aux demandeurs d’emploi de 26 ans au moins. Dans des cas particuliers, les personnes « en difficulté d’insertion » peuvent se former en alternance si elles bénéficient d’une prime d’activité, d’allocations adultes handicapés ou d’une aide solidarité spécifique.  Le contrat de professionnalisation peut durer un semestre, voire un an ou deux pour les personnes en difficulté. Après l’entrée en vigueur de la loi Avenir professionnel, la durée du contrat peut être étendue sur 36 mois. Quant au contrat d’apprentissage, il s’adresse aux jeunes âgés de 16 à 29 ans. Toutefois, l’âge maximum ne concerne pas certaines situations, comme la rupture de contrat pour des raisons indépendantes de la volonté de l’étudiant, ou le contrat de sportifs de haut niveau. Quel que soit le rythme de la formation en alternance, l’apprenti doit jongler entre cours théoriques, périodes en entreprise, et travail personnel. Cela implique beaucoup d’autonomie, d’organisation et de gestion du temps.

Un minimum d’heures de formation à respecter

Une formation alternance donne lieu à un diplôme, une qualification ou un titre à finalité professionnelle inscrit dans le Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Les cours théoriques sont dispensés au sein d’un organisme agréé ou un « centre de formation d’apprenti » (CFA). Depuis janvier 2019, l’étudiant devra suivre une formation en établissement d’une durée équivalente à au moins 25 % de celle du contrat. Ce temps sera à la fois fonction de type de profession et du diplôme préparé. Dans le cadre du contrat d’apprentissage, on tient compte du degré initial de compétence de l’étudiant, de la mobilité à l’étranger, ou encore du volontariat. Un contrat de professionnalisation donne lieu à une qualification inscrite au RNCP ou permet d’obtenir un certificat de qualification professionnelle. Le cas échéant, la formation est alors dispensée par un établissement spécialisé ou par l’entreprise si un service formation est disponible en interne. Les enseignements représentent 15 % à 25 % de la durée totale du contrat.

Contrat de professionnalisation : autres avantages

Le contrat de formation en alternance par apprentissage concerne aussi bien le secteur privé que les organismes publics. Dans le premier cas, les travailleurs éligibles à un contrat de professionnalisation sont assujettis au financement d’une formation professionnelle continue. Suite à la réforme en matière de formation, les structures d’insertion par l’activité économique peuvent désormais accéder aux contrats de professionnalisation.

S’il s’agit d’apprentissage, la rémunération de l’étudiant varie en fonction de l’année du contrat et de l’âge. Par exemple, les apprentis mineurs en 1ère année touchent 25 % du SMIC, tandis que ceux âgés de plus de 21 ans inscrits en 3ème année seront rémunérés à 78 %. La réforme a augmenté le salaire mensuel des apprentis de 26 ans à hauteur du SMIC pour les apprentis de plus de 26 ans.

Concernant les contrats de professionnalisation, la rémunération versée dépend de l’âge et du degré de formation du travailleur. Pour un stagiaire de moins de 21 ans et ayant son Bacc, elle sera équivalente à 55 % du SMIC. Pour les stagiaires de 26 ans et plus, le taux de rémunération minimum sera de 85 % du SMIC. Il faut ainsi prendre le temps de considérer chaque cas.

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